Janice travaille aux ressources humaines d'une entreprise américaine, sous le règne d'un seigneur des ténèbres. Khent, l'orc du service informatique, vient l'aider à ouvrir un tiroir de classeur coincé : en lui montrant le bon geste, elle lui donne un coup de coude au visage, casse ses lunettes et lui casse le nez. Chez les orcs, faire couler le premier sang déclenche le lien d'accouplement. Le service « Monster Resources » leur demande de garder leurs distances jusqu'à ce que la fièvre passe. Sauf que, cette semaine-là, l'ordinateur de Janice a sans arrêt besoin du service informatique, et qu'après avoir cliqué par erreur sur du porno orc au bureau, elle doit suivre avec Khent une formation de rattrapage contre le hameçonnage.
Les lectrices aiment d'abord Khent : timide, poli, auteur d'e-mails trop longs, un gentil géant qui ne la presse jamais, loin de l'orc dominant habituel. Elles aiment aussi la voix de Janice, qui pense en jargon d'entreprise, et les blagues sur les RH et l'informatique, du genre réunion qui aurait pu être un e-mail. Les scènes sont explicites, parfois dans des recoins du bureau, et l'autrice, aussi illustratrice, glisse dans le livre un dessin très osé du couple. Dans son guide de la romance orc du 21 septembre 2026, Monster Romance Reviews le conseille aux lectrices de contemporain qui veulent un orc en salle de pause, aux prises avec une imprimante.
La série Claws & Cubicles compte trois tomes, chacun avec un nouveau couple et un autre monstre : une liche et sa secrétaire dans le premier, une sirène et une gargouille, son nouveau manager, dans le troisième. Le deuxième se lit sans avoir lu le premier. Sur Goodreads, il obtient 3,72 sur 5 pour près de 8 500 notes. Le reproche qui revient : le récit suit Janice du début à la fin, à part un dernier chapitre confié à l'héroïne du tome suivant, et plusieurs lectrices auraient voulu entendre Khent. D'autres ont parfois eu envie de secouer Janice, échaudée par une histoire avec un collègue odieux dans son ancien poste, qui sabote son propre bonheur par peur.