Deux ans après l'« Unravelling », qui a révélé au monde les monstres et leur royaume caché, Ellie Harding vit son rêve cottagecore sur l'île de Motuwai, en Nouvelle-Zélande, où elle dessine des jardins. Van Livingston, l'Américain fortuné avec qui elle passait ses étés, revient neuf ans après le drame qui les a séparés. Il a rompu avec la meute de son père et acheté un vignoble sur l'île. Et il est un loup : un hybride de loup-garou et de métamorphe, avec deux loups et deux formes de loup. Ses loups savent qu'Ellie est son âme sœur. Elle, de son côté, cache un secret qui la ronge.
Allegra Hall vit en Nouvelle-Zélande, et son héroïne est d'ascendance européenne et māori. Les lectrices saluent la langue et la culture māori glissées partout, jusque dans les jardins d'Ellie, qui suit les traditions de son grand-père. À la pleine lune, Van devient un homme-loup, et l'autrice précise qu'il y a des scènes entre eux sous cette forme monstre. Sarah, dans sa newsletter Monthly Musings, range le livre dans la catégorie qu'elle juge la plus rare, celle des héros qui font l'amour sous leurs deux formes. S'y ajoutent le knotting, les morsures d'accouplement avec du sang, le jeu de proie et un breeding kink sans grossesse. Le roman a été finaliste du prix Sir Julius Vogel 2024, dans la catégorie du meilleur roman.
Sur Goodreads, il tient une moyenne de 3,57 sur 3 208 notes, et 4 sur 5 sur Amazon.fr, pour 1 304 notes. Les lectrices aiment un couple tendre qui se parle, un héros protecteur qui a fait une thérapie, une ambiance cosy et des scènes très chaudes sans masculinité toxique. Le reproche qui revient le plus est la longueur : 534 pages, alors que le couple est de nouveau ensemble dès le premier quart du livre, et des scènes jugées répétitives. Certaines auraient voulu que Van se fasse davantage pardonner, d'autres ont trouvé la mythologie confuse.
L'autrice publie ses avertissements, à lire avant de commencer. Le livre parle de deuil, avec la mort d'un enfant par noyade, hors champ, des années plus tôt, et des symptômes de stress post-traumatique. Côté scènes, elle signale l'usage de la magie pendant l'acte sans consentement explicite préalable, en précisant que le consentement est implicite dans le contexte. On y trouve aussi du contrôle mental, une tentative d'enlèvement, de la violence entre loups et des références à la politique coloniale qui a frappé les Māori.
Le roman ouvre la série Lost Moon. Howl en est la préquelle, en 1991, avec un couple de la génération précédente, les parents de Van d'après les lectrices. La novella A Breath of Fresh Air (92 pages) suit Amaia, la mère d'Ellie, et Brett, un métamorphe loup australien, père d'une fillette de dix ans, qui se rencontrent au mariage d'Ellie : une romance cosy et épicée entre une femme de cinquante ans et un homme de quarante-sept. Dans ces deux livres, Sarah classe les héros parmi ceux qui restent humains pendant les scènes. Aucun n'est traduit.